Mauvais payeurs !

Déjouer les mauvais payeurs avec ces quelques astuces

Vous ne devez pas vous retrouver dans une situation financière difficile à cause de mauvais payeurs. Plusieurs solutions sont possibles. Une fois clairement indiquées, elles s’appliquent presque toutes seules et l’inquiétude qui vous guette à chaque fin de mois sera quelque peu adoucie.

Délai de payement : vos libertés

La mention « à payer dans les 30jours », vous la connaissez bien mais saviez-vous que c’est vous qui décidez ? En effet, une facture qui mentionne que le montant dû doit être payé dans les 10jours qui suivent la date de facturation, est tout à fait possible, pour vous aussi. Le délai de 30jours n’a été instauré que pour les personnes qui n’en ont pas décidé autrement.

Vous pouvez donc décider du délai qui vous convient. Veillez à l’inscrire sur votre bon de commande par exemple, pour en informer le client avant la réception de la facture qui en fera mention, elle aussi.

Soyez aussi clair que possible :

De nombreux payements en retard sont dus au fait que les factures ne sont pas toujours claires. Par exemple, il est plus facile pour vous de faire référence à la date de facturation plutôt qu’à la date de réception de la facture. Il est encore plus pratique d’indiquer explicitement la date de limite de payement. Ainsi votre client ne doit pas calculer par lui-même et aucun malentendu ne pourra être pris comme excuse

Le taux légal vs votre taux :

Tout comme le délai de payement évoqué ci-dessus, le pourcentage d’intérêt peut, lui aussi, être fixé par vos soins. Depuis le 16mars 2013, le taux légal des « intérêts de retard » est de 9%. Ces 9% réglementaires ne sont, à nouveau, là que pour ceux qui n’ont pas fixé leur propre pourcentage. Pensez à ne pas exagérer malgré tout, un taux de 20% serait abusif. Cet intérêt, clairement mentionné et accompagné de la mention « dû de plein droit » vous évitera toutes complications et empêchera de nombreuses contestations.

Une pénalité :

Tout comme lorsqu’une facture est réglée dans un délai très court, un escompte est accordé, le solde d’une facture qui n’est pas payé à échéance, pourra être majoré de 10%, par exemple, de plein droit et sans mise en demeure. Si vos montants sont peu élevés et que cette mesure ne semble pas être avantageuse dans votre cas, vous pouvez y ajouter une somme minimale. Auquel cas, vous serez toujours gagnant, quel que soit le montant de la facture impayée. Par exemple «Si la facture reste impayée à son échéance, le solde restant dû est majoré de 10% et d’au minimum 40€ »

Les particuliers :

Même si les règles diffèrent pour les particuliers, quand le client connait vos modalités de payement, et qu’il ne les a pas respectées, il est en tort. Veillez donc bien à appliquer les astuces données ci-dessus pour les particuliers également.